Vieux-Lille : Rencontre avec Pause Café Solidaire, histoire et activités

C’est à la Maison de quartier du Vieux-Lille, que se réunit l’association Pause Café Solidaire. Nous avons pu nous entretenir avec Michel, président de l’association ainsi qu’avec Nadège, la trésorière. Ils nous ont fait part de la mise en place de l’association jusqu’à maintenant et y nous ont expliqué le fonctionnement de leurs ateliers. Grâce au PIC, ils ont pu imprimer leur journal de quartier.

image-chti-fauchc3a9 C’est en 2013 qu’est créée cette association par trois personnes : Michel le président, Nadège la trésorière et Catherine membre du bureau et communicante. Tous les trois allocataires du RSA, l’idée de monter cette association leur vient de leur référentes RSA. Elles avaient pour habitude de se retrouver avec les bénéficiaires RSA, en dehors de leurs rendez-vous, autour d’un café pour échanger des bons plans, des idées. Cela dans une certaine convivialité et en dehors du cadre professionnel.
Michel explique qu’ils ont décidé avec Nadège et Catherine d’étendre le principe de convivialité et de partage à plus de monde, à des personnes qui rencontreraient, elles aussi, certaines difficultés et qui voudraient pouvoir discuter, échanger.

Cette association cherche à lutter contre l’isolement des habitants du quartier du Vieux-Lille, à faire en sorte que les gens se rencontrent pour communiquer ensemble, discuter, rire, s’entraider.
Pour cela, ils ont organisé différents ateliers.

D’abord, l’atelier pause café. Il s’organise en réunions libre de discussion. Le projet pour 2019 est de trouver de nouveaux locaux et assurer plus de permanences.

Il y a ensuite l’atelier informatique qui a lieu à la Médiathèque du Vieux-Lille, sur une durée de deux heures une fois par semaine. C’est Michel qui s’occupe de ce qui est lié au numérique. Dans cet atelier, il aide les habitants du quartier à faire leurs démarches administratives en ligne. C’est une permanence d’aides informatique pour tou.te.s.
Il accueille également des personnes du Foyer Handicapé une fois tout les quinze jours, le vendredi.

Une fois par mois, l’association Itinéraire prête une salle à Nadège. Elle organise un atelier de bien être gratuit, ouvert exclusivement aux femmes du quartier. Elle a l’air assez ravie du projet, cela permet aux dames de se retrouver, de discuter, de rire et de se relaxer.
Nadège essaie aussi d’organiser des petites sorties de temps en temps pour les enfants du quartier et des parents qui fréquentent les différents ateliers, dans le but qu’ils puissent s’aérer et voir d’autres choses ensemble en s’amusant.

Michel évoque le problème, selon lui, de la perception d’une association locale comme la sienne.
L’idée que l’association soit présente dans le seul but d’organiser des sorties ne lui convient pas. Il cherche à créer avant tout un endroit où les gens peuvent se retrouver. Ensuite, si les personnes le souhaitent elles peuvent avec son aide organiser des sorties qui refléteront la bonne entente entre les membres de l’association tout en ayant un lien avec les ateliers. Il faut un certain temps pour cela: que l’association soit assez connue des habitants et qu’ils soient assez impliqués.
La Pause Café Solidaire n’a pas été fondée dans le but que les habitants du quartier puissent seulement bénéficier de choses gratuites. Mais, pour citer Michel: « pour que les habitants puissent se rencontrer avant tout ».
L’association commence a être bien connue des habitants du quartier

Enfin, Pause Café Solidaire c’est aussi « Le Ch’ti Fauché »

C’est en 2015 que l’idée leur est venue. Celle de la création d’un journal: « Le Ch’ti fauché ». Le premier numéro paru est celui de la période Décembre-Janvier 2016.
On peut trouver la version papier (imprimée notamment avec les aides du PIC) en maire de quartier, à la maison de quartier, dans des centres sociaux de la ville, etc. Il est aussi diffusé par mail.
Le « Ch’ti Fauché » est une marque déposée inscrite à Bibliothèque de France et soumise à une protection industrielle. C’est donc du travail et du temps pour pouvoir mettre en place, puis à jour ce type d’action. Michel doit s’occuper de publier lui même les articles, même s’ils sont écrit au préalable par d’autres personnes. Il faut maîtriser un logiciel particulier pour les publier.
On trouve des articles qui traitent de sujets en lien avec l’histoire de la ville, sur l’actualité, sur un événement local mais aussi des petits articles divertissants. Pour en savoir plus, le mieux c’est encore de le lire en cliquant ici !